Tour Eiffel: l’acier corten n’existait pas encore…
Le saviez-vous ?
Lorsque la Tour Eiffel fut construite à la fin du 19ème siècle, l’acier corten n’existait pas !
La Dame de Fer est donc en fer puddlé. Initialement érigée pour l’Exposition universelle de 1889, elle devait être exploitée pendant 20 ans, soit le temps nécessaire pour amortir sa construction. 137 ans plus tard, elle est devenue un symbole intouchable, mais sa conservation pour les prochaines décennies pose question.
Plus qu’une simple finition, la peinture limite la corrosion et est indispensable à sa pérennité. Eiffel lui-même l’affirme, et préconise une remise en peinture tous les 7 ans.
La Tour Eiffel a donc été repeinte 20 fois (en changeant au passage plusieurs fois de couleur). Chaque entretien consiste essentiellement à remettre une couche de peinture sur la précédente, ce qui a déjà alourdi la structure initiale d’environ 700 tonnes !
Une seule campagne nécessite 60 tonnes de peinture appliquée au pinceau comme à l’origine, ce qui prend entre 18 mois et 3 ans. Enfin le coût d’une telle opération est conséquent: environ 4 millions d’euros rien que pour la dernière.
A terme et pour éviter les problèmes structurels, il faudra sans doute procéder à une restauration complète de la Tour. Cela implique un démontage complet suivi d’un décapage des couches successives de peinture pour vérifier l’état du fer et renforcer les points critiques.

Quel rapport avec le corten ?
On ne va pas refaire l’Histoire mais au-delà de sa robustesse mécanique et de son esthétique en vogue, le principal avantage de l’acier corten est sa facilité d’entretien.
Dans la plupart des cas, une surveillance ponctuelle de la patine suffit alors qu’un ouvrage peint doit faire l’objet d’un entretien majeur tous les 7 à 15 ans (cf norme NF EN IS 12944-1 pour une durabilité dite moyenne).
Dans le cas où le corten serait peint (soit par choix, soit parce que les conditions environnementales l’exigent), sa surface texturée est idéale pour l’adhérence de la peinture. D’après les études menées par SSAB, cela permet d’espacer les campagnes d’entretien de moitié !